Le Nasdaq entre en zone de correction, l'effet TACO ne fonctionne plus
information fournie par Zonebourse 27/03/2026 à 17:34
Aux alentours de 12h15 (heure de New York), l'indice Dow Jones perd 1% à 45 487,5 points, le S&P 500 recule de 0,9% à 6 416,7 points tandis que le Nasdaq Composite cède 1,3% à 21 131,6 points.
Avec des pertes hebdomadaires comprises entre 1,4% et 2,5%, les trois principaux indices boursiers se dirigent ainsi vers une cinquième semaine consécutive de baisse, ce qui ne leur était plus arrivé depuis le printemps 2022.
A l'époque, les marchés d'actions américains avaient été plombés par l'envolée de l'inflation et les craintes de hausses de taux agressives de la part de la Fed.
Elément encore plus préoccupant, le Nasdaq est désormais entré en phase de correction avec un recul de près de 12% depuis son plus haut de clôture du 29 octobre dernier.
Pour ne rien arranger, le S&P 500 a enfoncé quant à lui sa moyenne mobile à 200 jours, située à 6 750,4 points, un seuil technique important qui confirme un retournement baissier de la tendance.
Le TACO trade ne fait plus recette
Les investisseurs auraient dû saluer l'annonce par Donald Trump de reporter au 6 avril prochain l'échéance de son ultimatum, initialement prévue ce vendredi, portant sur les frappes contre les infrastructures électriques iraniennes.
Les marchés ont longtemps misé sur l'effet "TACO" ( Trump Always Chickens Out ), en référence à la stratégie du président américain consistant à faire volte-face dès que ses décisions politiques ont des répercussions négatives sur les places financières.
Les intervenants semblent cette fois réaliser que Trump ne peut pas décider unilatéralement de la fin du conflit et que l'Iran ne semble pas sur le point
de capituler, une prise de conscience qui alimente les craintes des investisseurs.
"Le conflit au Moyen-Orient, marqué notamment par le blocage du détroit d'Ormuz, a déclenché une chaîne d'événements particulièrement complexe que le président américain ne maîtrise pas entièrement", souligne Daniel Kostecki, analyste chez CMC Markets.
"Plus le conflit s'enlise et s'intensifie, plus il devient difficile d'y mettre fin par un simple revirement politique", ajoute-t-il.
"Contrairement aux différends commerciaux - où les tensions peuvent parfois s'apaiser par un simple message sur les réseaux sociaux ou un report de droits de douane, les interventions militaires ont des effets bien réels, et leurs répercussions sur les prix des matières premières ont tendance à laisser des traces bien plus durables", rappelle le professionnel.
Sur le NYMEX, le baril de brut texan (WTI) gagne 3,8% à plus de 98 dollars, revenant non loin de ses récents sommets.
Dans ces conditions, l'indice VIX de la volatilité - considéré comme un baromètre de la peur - est monté dans le même temps au-delà de 30, au plus haut depuis avril dernier quand le marché se remettait à peine des annonces du "Liberation Day".
Alerte rouge sur la consommation
Les espoirs que les effets de la situation au Proche-Orient s'avèrent limités dans le temps ont été balayés par la principale statistique du jour, qui fait apparaître des premiers signaux d'alerte sur la consommation des ménages.
L'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a reculé à 53,3 points en mars, contre 53,5 points attendus après 56,6 le mois précédent.
Mais la vraie préoccupation est que la remontée de leurs anticipations d'inflation à un an - passées de 3,4% à 3,8% en un mois - amène les ménages à réduire leurs dépenses.
A l'exception de l'énergie et de secteurs défensifs comme la santé et les services collectifs, tous les indices du S&P 500 souffrent, à commencer par le secteur de la consommation non essentielle qui perd 2,2% dans le sillage de l'indice UMich.
Sur le compartiment obligataire, le spread entre le rendement des Treasuries à deux ans (3,93%) et dix ans (4,42%) se réduit encore à 49 points de base, témoignant là encore d'une intensification des craintes d'une récession.
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